LE PROJET EN BREF

Projet d'Appui à la Gestion des Déchets Municipaux dans les Villes Secondaires du Burkina (PAGDM/VS)

ZONE D'INTERVENTION ET BÉNÉFICIAIRES: Communes de Saaba, Gourcy, Pô, Yako, Kombissiri, Kaya et Arrondissement 2 de Ouaga. Environ 25000 habitants/commune
DUREE: 1er Avril 2016 au 31 Mars 2018
OBJECTIFS DU PROJET: Conception/mise en place du processus de pérennisation des services publics de gestion des déchets municipaux (collecte,tri,valorisation,élimination) dans sept villes secondaires du Burkina Faso, et promotion à travers le pays et au-delà de ce modèle d'assainissement solides des villes secondaires
RÉSULTATS ATTENDUS:
-
Les communes pilotes ont renforcé les mécanismes de coordination et de concertation de l'assainissement solide
-Les communes et les acteurs de la société civile ont réalisé des actions d'Information-Education-Communication environnementales contribuant au changement des comportements de la population locale
-Chaque commune contribue durablement à l'alimentation d'un fonds communal pour l'assainissement permettant d'assurer le financement du service public de gestion des déchets solides
-La mise en oeuvre des PSGDS (outils de référence) améliore l'assainissement dans les sept communes
-Les organismes de Colles (OC) sont capables de fournir des services performants de gestion et valorisation des déchets dans les sept communes
-La capitalisation et promotion des pratiques des communes pilotes permettent de partager les expériences à différents niveaux et de contribuer à l'amélioration de l'assainissement solides à d'autres communes

PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS:

CEAS suisse avec son réseau de partenaires,Ingénieurs Sans Frontières ( Belgique),Autre Terre, Burkinasara et son réseau de partenaires,MAEDI et Châtellerault,La commune d’Oupeye, Les communes bénéficiaires du projet

vendredi 27 juillet 2012

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION (CA) VEILLE A LA MISE EN ŒUVRE DES PROJETS DU CEAS-BURKINA


Dans le cadre de ses activités de suivi, le CA du CEAS-BF à travers son premier responsable, Ali ZIZIEN était à Gourcy le 16.07.2012.
     Cette sortie avait pour objectif entre autre:
     - de suivre la mise en œuvre des projets du CEAS-BF dans ladite localité ;       
-      - de rencontrer les autorités pour mesurer leur niveau de satisfaction dans la collaboration et recueillir leurs attentes.
Durant son séjour, le PCA a pu rencontrer les autorités, échanger avec le Comité Technique (CT) du Cadre de Concertation de la commune en Eau Potable et Assainissement, puis visiter le centre de tri et le site de l’Association Bayiri Malguéré du Zondoma (ABMZ).

La rencontre avec le Maire (1er adjoint au maire) et le  Secrétaire Général de la mairie a permis à Monsieur ZIZIEN de s’assurer de la qualité des relations de collaboration de sa structure avec la commune de Gourcy ; en effet, le maire n’a pas marchandé les mots pour indiquer le bénéfice que tire sa commune de cette collaboration : « le CEAS-BF est un partenaire sûr », dixit le maire.

Par la suite, il a visité le centre de tri des déchets ménagers exploité par ABMZ sur contrat avec la mairie. Au siège de l’ABMZ, le PCA a pu visiter la production de plants dans le cadre du projet de reforestation ainsi que l’atelier de fonte. 

Le PCA (1er à droite) au site de compostage
Le PCA (3ème à partir de la gauche) au Centre de tri
Le PCA (2ème à partir de la droite)à l'atelier de fonte

 
Le président a saisi l’occasion pour faire part de ses difficultés au premier responsable du CA, notamment :
- le faible taux de recouvrement des taxes d’enlèvement des ordures ménagères; 
- le manque d’eau au centre de tri pour diversifier les activités (compostage et maraichage) ; 
- l’absence d’une plateforme adaptée pour la mise en œuvre des pavés à l’atelier de fonte du plastique ; 
- le déficit chronique des comptes d’exploitation du centre de tri et l’absence de subvention qui ne permettent pas d’assurer convenablement son fonctionnement ;

Monsieur ZIZIEN a reconnu à l’association son travail d’utilité publique et lui a exhorté à bousculer davantage les autorités par le canal de parrains pour se faire mieux entendre. Par ailleurs, il lui a invité à plus de professionnalisme et d’efforts dans le respect des conditions et normes en matière de santé et sécurité au travail.

Avec le CT, le PCA s’est vu faire la genèse de la concertation entre les acteurs du secteur  de l’eau potable et l’assainissement dans la commune ; quant à la collaboration avec CEAS-BF, les membres du CT l’ont trouvée fructueuse et souhaitent davantage bénéficier des compétences du CEAS. Par ailleurs, ils ont souhaité que l’action du PAGDM/SGP soit capitalisée en images (film) en vue du partage d’expériences.
Le PCA (1er à droite) à la rencontre avec le CT

C’est avec une réelle satisfaction que le PCA-CEAS-BF a repris la route pour Ouagadougou.

lundi 23 juillet 2012

Les acteurs du PAGDM/SGP à l’école du SIG


Du 16 au 21 juillet 2012 à Gourcy, 4 agents du PAGDM/SGP et 4 agents des services techniques municipaux (STM) des communes de Saaba, Gourcy et Pô sont allés à l’école de la cartographie. En effet, identifié comme besoin par les STM, le Système d’Information Géographique (SIG) est un outil indispensable aux acteurs de développement des communes et pertinent pour le suivi des indicateurs du PAGDM/SGP.

C’est ainsi que nous avons saisi l’opportunité avec un expert en la matière (un volontaire belge en service à Gourcy) pour initier les acteurs directs du PAGDM/SGP à la cartographie de base. Prévue pour deux semaines, la première session de la formation s’est déroulée du 16 au 21 juillet 2012 à Gourcy ; Cette première session a permis aux participants de découvrir le logiciel Quantum GIS et d’y entamer leurs premiers pas, d’effectuer des relevés sur le terrain à l’aide de GPS, puis les traiter.  
A l’issue, les résultats de l’évaluation ont indiqué la satisfaction des attentes des participants.  

En vue de la deuxième session (octobre 2012) et afin de permettre aux bénéficiaires de mettre en pratique leurs acquis, les participants de chaque commune (animateur et STM) devront se mettre au recensement des tas de déchets sauvages dans leur commune.

Fort de l’assertion « 1 carte vaut mieux que 1000 mots », vivement des représentations cartographiques dans les communes du PAGDM/SGP pour mieux illustrer et suivre les actions ! 

lundi 25 juin 2012

DAKOLA FAIT SA TOILETTE


La spécificité de la commune de Pô dans la mise en œuvre du PAGDM/SGP réside dans le fait qu’en plus de l’agglomération de Pô, l’action touche Dakola, localité située à 20km au sud de Pô. Dakola est située à la frontière du Burkina Faso avec le Ghana et abrite les postes frontaliers de douane et de police burkinabè. L’importance et la fréquence des transits y engendrent de grandes quantités de déchets. C’est pour cette raison que la Mairie de Pô a tenu à ce que Dakola soit inclus dans son plan de gestion des déchets. En plus, Dakola est la première image que le voyageur venu du Sud reçoit du Burkina Faso.

C’est ainsi que dans le cadre des actions Quick wins (des actions efficaces et visibles prévues dans les trois communes d’actions du projet), il a été initié « Dakola, postes de douane et de police propres » afin d’améliorer l’état de salubrité de la localité. Le 16 juin 2012, au nom de leurs associations et contre l’insalubrité, une centaine de femmes se sont  mobilisées ; venues de tous les quartiers, armes (balais, seaux, paniers, …) à la main, soutenues par la population (le chef du village en tête), le comité technique et les services de la localité,  elles ont rincé les cours de la douane, de la police,  de la gare routière, du Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) et les bureaux des transitaires.
Les femmes pendant le nettoyage

 
Afin de soutenir et d’inscrire l’initiative dans la durée, du matériel de collecte de déchets a été remis aux deux Associations des femmes de Dakola par la Mairie de Pô; celles-ci ont promis  de s’organiser davantage pour initier la collecte des déchets dans leur cité afin qu’elle soit belle et saine. N’est-ce pas que ce que Femme veut, Dieu veut !
Le chef du village de Dakola remettant le matériel de collecte aux Associations de femmes


mercredi 13 juin 2012

Soixante douze heures contre les déchets de coiffure



Deux mois après la mise place des premiers box (pour rappel, voir l’article du mardi 29 mai 2012), les coiffeurs de Pô à travers leur association, ont pris l’initiative d’informer et sensibiliser la population (leurs clients) et de promouvoir en leur sein, la bonne utilisation des box. En effet, les 72 heures du coiffeur, tenues du 8 au 10 juin 2012, ont permis aux coiffeurs de Pô de réaliser des actions de sensibilisation, de salubrité et un match de football.
La troupe théâtrale pendant la pause des joueurs
Le match de football, dont le coup d’envoi a été donné par Monsieur le Maire de la ville de Pô, a opposé l’équipe des coiffeurs à celle des fonctionnaires de la dite ville et s’est soldé par un score nul d’un but partout. La mi-temps a été mise à profit pour sensibiliser sur l’hygiène et la gestion des déchets de coiffure au moyen d’une pièce théâtrale.  
                                                                              A la fin de la partie, en plus des prix d’encouragement (un ballon de football et une somme en espèces) remis à chacune des équipes, et afin d’encourager l’initiative et l’action des coiffeurs, Monsieur le maire a remis 22 box aux coiffeurs pour la collecte de leurs lames usagées. Souhait pour le maire et slogan pour les coiffeurs, il a été conclu : « Plus jamais de lames usagées dans la nature ! » 
                                                                            De gauche à droite, Monsieur le maire de Pô,  
la représentante des coiffeuses, le Président de 
l'association des coiffeurs à la remise des prix.

mardi 29 mai 2012


Atelier d’autoévaluation

Vue de quelques membres de l'équipe du PAGDM/SGP à l'atelier
Après 9 mois de mise en œuvre (juillet 2011-mars 2012), l’équipe du PAGDM/SGP, avec l’appui du CEAS Suisse (Daniel Schneider) a procédé à son autoévaluation ; les deux jours mis à profit (30 mars et du 2 avril 2012) ont permis i)de faire le bilan et d’analyser les forces et les faiblesses constatées dans la mise en œuvre ; ii) de fixer des objectifs d’impact visible du projet sur le cadre de vie des populations ; iii) d’analyser le rôle des différents acteurs (animateurs, coordination du projet, cadre de concertation, comité technique, services déconcentrés, mairie, organisation de collecte, population…), leurs relations et leur implication et faire des propositions d’amélioration.

Recommandations issues de l’atelier d’autoévaluation

Les principales recommandations à mettre en œuvre pour la suite du projet sont les suivantes :
  •         Créer ou renforcer les services techniques municipaux chargés de l’assainissement dans les Mairies, et les considérer comme les homologues des animateurs ; le schéma de positionnement des acteurs ci-dessous justifie cette nécessité. 
  •         Profiter de tous les espaces d’échanges avec les Maires pour leur faire des brefs comptes-rendus des activités en cours du projet, afin de faciliter leur mise en œuvre ; 
  •         Organiser la concertation entre les prestataires de la collecte des déchets, afin de leur permettre de défendre leurs intérêts au niveau communal ; 
  •        Mettre en place et tester un système de diffusion rapide de l’information, basé sur les représentants de groupes d’intérêt ou tout autre moyen pour toucher au maximum les pollueurs.
Schéma de positionnement des acteurs du PAGDM/SGP

A Po, innovation chez les coiffeurs et les coiffeuses

Po se fait belle depuis novembre 2011, grâce aux actions vigoureuses du comité technique de la Commune et à la volonté du Maire, qui ont permis la création d'une brigade verte, chargée de balayer les lieux publics.
Lors de l'atelier d'évaluation du projet, une idée d'innovation avait jaillie: utiliser les vieilles boites en fer blanc de Nescafé comme récipient pour les lames utilisées par les coiffeurs. En effet, dans de nombreuses villes du Burkina, on retrouve des décharges sauvages remplies de cheveux, et surtout de lames usagées et d'aiguilles...On imagine les risques pour la population et particulièrement les enfants. Nous n'étions pas les seules à avoir eu cette idée: M. Thierry Worobié, à Pô, avait déjà conçu sa propre boîte. Mais il allait tout de même déverser ces lames dans la nature, en ayant pris tout de même la précaution de les enflammer pour diminuer les risques de transmission de maladie. Les animateurs des trois communes auront pour charge d'organiser la récupération des boîtes pleines de lame, en utilisant les réseaux de recycleur de métaux.
M. Thierry Worobié et sa boîte de récupération

Le salon de coiffure Grâce, premier bénéficiaire de la boîte "lames au fer"

A Saaba, on dialogue et on identifie...

Les principales activités menées à Saaba concernent pour le moment l'identification des lieux critiques, comme sur la photo ici, prise au marché de Nioko. 
En l'absence de service de collecte au marché, les commerçant n'ont pas d'autres possibilités que d'entasser les déchets à l'extérieur et d'y mettre le feu de temps en temps, ce qui a causé un incendie du marché en avril 2012

Des focus group se sont tenus dans les quartiers, afin de se faire une idée sur les attentes des populations. Ainsi, plus de 200 personnes se sont entretenus avec l'animateur de Saaba et les conseillers municipaux des secteurs, et ont parlé à coeur ouvert de leurs pratiques et difficultés en matière de gestion des déchets. Et surtout, ils nous ont dit quels services ils attendaient de la Commune en la matière.
Focus group dans l'agglomération de Saaba